Europan 14 – Zone d’activité de Balma-Gramont | Toulouse (31)

 Re-Sources, scénario pour la mutation de la zone d’activité de Balma-Gramont 

Concours Europan 14 : Mention Spéciale

Maître d’ouvrage : Toulouse Métropole, villes de Balma, L’Union et Toulouse, aua/Toulouse (Agence d’Urbanisme et d’Aménagement du Territoire de Toulouse Aire Métropolitaine)

Collaborateurs :  Thierry Maeder (Géographe), Elise Triacca (architecte, urbaniste)
Programme : Projet urbain pour la zone d’activité de Balma-Gramont et ses alentours

2017-2018


Un reflet de nos modes de vie :

Après plus d’un siècle d’abondance, la rareté des ressources sera la grande question des décennies à venir. Paradoxalement, nous continuons à exploiter celles-ci comme si elles demeuraient illimitées, témoignant de nos difficultés à changer nos modes de vie. Les zones commerciales et industrielles sont les lieux qui illustrent le mieux ce conflit. Le site de Balma-Gramont en est un exemple emblématique où un les espaces de commerces, d’activités et de logistique cohabitent dans un tissu hétérogène et une économie du territoire qui n’est plus soutenable.

Retisser des liens entre Toulouse et le Lauragais, entre habitants et géographie

Espace de consommation, la zone d’activité représente aussi un espace social où « aller faire les courses » est aussi une sortie en famille ou entre amis. Or à la bascule entre Toulouse et sa campagne « endormie » est mise à distance par les infrastructures et les parcelles privées. Le développement de parcours continus entre ces espaces et la zone d’activité, mais aussi entre Toulouse et le Lauragais est donc l’acte préalable et indispensable que propose le projet pour que le site, aujourd’hui très polarisé par la RD112, prenne toute son épaisseur.

La stratégie des « Re-Soures »

Le long de ces traverses,  une stratégie d’aménagement organisée autour de la gestion, la préservation et la production de ressources locales est mise en place par le dialogue des différents acteurs (locaux et métropolitains, privés et institutionnels). Le tissu de la zone d’activité, sa logistique et ses besoins sont réinterrogés. Au fur et à mesure des partenariats publics et privés, des évolutions programmatiques émergent et génèrent un maillage de « valeurs ajoutées » : chaufferie, pavillon énergétique, équipements de recyclage-redistribution, espaces de stockage mutualisés, typologies d’activité/habitat mixtes et denses, silos, pôles intermodaux, aire de compostage, jardins familiaux, pépinière, terrasses filtrantes, remise à jour des logiques hydrographiques.

Diminuer la pression

Le sol de la zone d’activité est considéré comme précieux. Les aménagements et les nouvelles typologies mixtes permettent de libérer le foncier des parkings existants, et tendent ainsi à diminuer la pression foncière. La stratégie réinterroge donc aussi la programmation et les besoins en construction de la ZAC Balma-Gramont, dont le projet s’étend sur de vastes terres arables.

 Un archipel productif pour la métropole

Inventer ici une façon de vivre, produire et consommer qui retrouve le sens de la ressource, c’est proposer une réponse aux 10 % du territoire français qui connaissent le même destin. Longtemps reléguées à la périphérie des villes, dans les coulisses de nos modes de vie, les zones d’activité pourraient ainsi passer devant et montrer l’exemple, en créant autour des villes un archipel de paysages productifs, en symbiose avec la géographie et le tissu économique et social. Et si demain Balma-Gramont, Labège ou Blagnac devenaient les « Ressourceries » de la métropole toulousaine ?

L’échangeur, l’eau et les mobilités

La Vallée de productive de l’Hers

La “place” de la Garrigues

 Grand Magasin

Le village artisanal de Prat-Gimont

Relation entre Toulouse et sa “périphérie productive”